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Période Meiji (1868-1912), le basculement vers une occidentalisation du Japon.


Le Japon de l’ère Meiji était en perpétuel état de crise, il recherchait un certain équilibre intérieur difficile à acquérir face à la complexité du monde extérieur et avait la nostalgie du temps passé, mais son désir de changement le pousse à se révolter contre son passé. Ce fut une lutte épique qu’il livra pendant des années de bouleversement social, politique et culturel. Il tira parti de cette « lutte » en rêvant et réalisant de grandes entreprises, des avancées dans les domaines de l’industrie, de l’économie, de l’agriculture et en matière d’échanges commerciaux.

Commodore Matthew Calbraith Perry

Commodore Matthew Calbraith Perry

Avant l’ère Meiji, le Japon était un pays fermé. Entrer ou revenir dans l’archipel, sans autorisation expresse, était puni de mort immédiate, ceci était valable autant pour les Japonais que pour tout étranger. Mis à part certains voyages très officiels vers la Corée et la Chine, les seuls contacts avec l’extérieur se faisaient à Nagasaki. Cet isolationnisme appelé « Sakoku » a coïncidé avec 250 ans de paix intérieure, de relative prospérité économique et a permis d’affiner et de perfectionner les arts. Mais le système féodal rigide de classe sclérosa lentement les Han et plus particulièrement l’administration Tokugawa.
L’empereur était le représentant spirituel, « descendant » de la déesse du soleil, Amaterasu. Le pouvoir réel était détenu par le shogun. La famille Tokugawa, depuis le shogun Iemitsu Tokugawa a fourni tous les shoguns du sakoku. L’empereur « régnait » depuis son palais de Kyoto (qui existe toujours aujourd’hui), tandis que le Shogun dirigeait le pays depuis Edo, aujourd’hui Tokyo (500 km séparent les deux villes).
En 1853, le commodore Perry fut envoyé par le gouvernement des États-Unis d’Amérique et porta une lettre du président Millard Fillmore avec, pour mission, l’ouverture des routes commerciales. Il amène alors l’escadron des Navires noirs au large d’Uraga dans la baie de Tokyo. Devant le refus par le shogun d’ouvrir les ports de la ville, le commodore menace de bombarder la ville, à l’aide des canons embarqués sur son navire.
Le pays fut ensuite soumis à la pression d’ouverture par d’autres puissances étrangères. Devant la menace réelle de la technologie militaire occidentale, le Bakufu céda devant les exigences américaines et signa les Traités inégaux de la Convention de Kanagawa, puis du Traité d’amitié anglo-japonais en 1854. La période qui suit est marquée par des rébellions anticolonialistes, des assassinats politiques et, de façon générale, d’une perte de confiance dans le régime shogunal.
En novembre 1867, le 15e shogun Tokugawa régnant, Yoshinobu Tokugawa, abdiqua volontairement, en refusant de nommer un successeur, déclarant que son devoir était de laisser le pays s’ouvrir pour permettre son évolution. De plus, la mort de l’empereur Kōmei en janvier de la même année, donna l’occasion au jeune prince Mutsuhito, devenu le successeur de son père, d’abattre définitivement les partisans du shogunat (Guerre de Boshin) et devenir ainsi le représentant de cette réforme. Cette Restauration a donc été inspirée « par le haut » et n’était ainsi pas due à une révolution populaire. Après son accession au trône, l’une des premières décisions symboliques du jeune souverain fut le transfert officiel de la capitale impériale du Heian-kyō (Kyōto) à l’ancienne résidence des shoguns (qui est encore aujourd’hui le Palais impérial), à Edo, ville qui fut aussitôt rebaptisée « Tokyo », c’est-à-dire la « Capitale de l’est ».



C’est ainsi que l’ère Meiji commença officiellement le 23 octobre 1868, permettant ainsi l’entrée organisée et volontaire du Japon dans l’ère industrielle – quoique parfois soumis aux pressions étrangères – et donc l’abandon d’un régime essentiellement féodal. Il s’agissait pour le Japon de se moderniser au plus vite, afin de traiter d’égal à égal avec les Occidentaux pour éviter de tomber sous leurs dominations (comme ce fut le cas pour la Chine durant la même période avec les « traités inégaux »). C’est pourquoi l’archipel fut l’une des rares contrées d’Asie à n’avoir jamais été « colonisée » par aucun autre pays. Bien au contraire, l’Empire japonais deviendra à son tour, quelques années plus tard, une « puissance coloniale » importante : la première guerre sino-japonaise en 1894-1895, permettra à l’Empire du Soleil Levant (par le traité de Shimonoseki) de mettre la main sur Taïwan, l’archipel des Pescadores et la presqu’île du Liaodong, ainsi que de placer la Corée sous sa sphère d’influence (signature d’un traité d’alliance militaire).




La première réforme a été la promulgation de la Charte du serment en 1868, un exposé général des objectifs des dirigeants Meiji pour remonter le moral du pays et gagner un soutien financier pour le nouveau gouvernement.
Mise en place d’assemblées délibérantes
La participation de toutes les classes dans les affaires politiques
L’abrogation des lois somptuaires et des restrictions de classe sur l’emploi
Remplacement des «mauvaises coutumes du passé» avec les «justes lois de la nature»
La recherche de la connaissance internationale afin de renforcer les fondements de la domination impériale
La fin de la domination politique exclusive du Bakufu était implicite dans la Charte, ainsi qu’un mouvement vers la participation démocratique.

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